Les 7 péchés capitaux des banques

Supprimer les aides aux banques

L'expérience récente démontre à nouveau combien les banques parviennent à mutualiser leurs pertes en les faisant porter sur l'ensemble de la société. Il est dès lors urgent de mettre en œuvre des mesures permettant de rendre les faillites bancaires nettement moins couteuses pour le contribuable.

Renforcer la contribution du secteur privé à la résolution des crises bancaires

Une première disposition consiste à contraindre les banques à détenir dans leur bilan un montant minimum d'obligations convertibles, c'est-à-dire: des titres de dette (émis par la banque auprès d'investisseurs privés) qui peuvent être converties en actions ordinaires si la banque est jugée non viable par l'autorité de supervision. Une telle mesure permet en effet de réduire fortement les coûts liés à une éventuelle faillite de la banque pour le contribuable, en obligeant les investisseurs privés à éponger une part significative des pertes enregistrées par cette dernière.

Obliger les banques à couvrir leurs dépôts d'épargne

Une deuxième mesure - proposée par l'économiste Eric De Keuleneer - consiste à contraindre les banques qui collectent des dépôts à donner des actifsActif
Investissement (matériel ou immatériel) fait en vue de réaliser un bénéfice. De manière générale, les actifs d'une banque sont les prêts (que la banques à octroyés aux particuliers, aux entreprises), les créances bancaires (prêts octroyés aux autres banques) et le portefeuille financier (actions, titres émis par d'autres sociétés et acheté par la banque).
de bonne qualité et bien diversifiés en garantie pour couvrir leurs dépôts d'épargne. En cas de faillite bancaire, l'État pourrait bénéficier de ces garanties, ce qui réduirait d'autant les coûts liés à un éventuel plan de sauvetage.

Il faut noter qu'actuellement, beaucoup de banques utilisent leurs meilleurs actifsActif
Investissement (matériel ou immatériel) fait en vue de réaliser un bénéfice. De manière générale, les actifs d'une banque sont les prêts (que la banques à octroyés aux particuliers, aux entreprises), les créances bancaires (prêts octroyés aux autres banques) et le portefeuille financier (actions, titres émis par d'autres sociétés et acheté par la banque).
(crédits, bons d'Etat, titres financiers, etc.) pour constituer des garanties (appelées "collatéral") auprès d'autres banques et d'investisseurs qui leur font crédit ou des contreparties des dérivésProduit dérivé
Instrument financier utilisé à l'origine pour protéger les investisseurs contre des variations inattendues de taux d'intérêt, de taux de change, de cours d'une action, du prix des matières premières, ou encore du risque de défaut de paiement d'un crédit. Concrètement, acheter un produit dérivé donne le droit (avec les options) ou l'obligation (avec les futures) d'acheter ou de vendre un actif dit sous-jacent (action, devise, pétrole etc.) à une date ultérieure, mais à un prix fixé aujourd'hui.

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. Dès lors, en cas de faillite de la banque, les meilleurs actifsActif
Investissement (matériel ou immatériel) fait en vue de réaliser un bénéfice. De manière générale, les actifs d'une banque sont les prêts (que la banques à octroyés aux particuliers, aux entreprises), les créances bancaires (prêts octroyés aux autres banques) et le portefeuille financier (actions, titres émis par d'autres sociétés et acheté par la banque).
servent d'abord à dédommager ces créanciers "couverts", aux dépens des déposants qui, eux, sont relégués au niveau de prêteur de second rang, subordonné. La présente proposition vise précisément à répondre à ce problème, en faisant également bénéficier les déposants d'une 'couverture' de la part de la banque.